Octobre rose

Aujourd'hui, j'ai reçu Patricia au studio.

Elle a eu un cancer du sein il y a bientôt 7 ans et a choisi de témoigner à travers mon objectif pour sensibiliser toutes les femmes à l'importance de la prévention et au dépistage précoce du cancer du sein.


"Ayant travailllé pendant 4 ans dans la sénologie, je savais l’importance de la prévention, de se faire dépister à temps, de faire la palpation et suivre ses visites annuelles chez son gynécologue.


J’ai fait ma première mammographie de contrôle entre 35 et 40 ans (car c’est important de faire un bilan témoin avant 40 ans). En 2014, à 46 ans, ma gynéco a détecté une boule sur le sein. C’était vraiment un diagnostic précoce d’un cancer hormono-dépendant (ce qui signifie qu’il est plus facilement gérable en prenant des hormones, qu’il se guérit mieux).


Malgré tout, ça a été un choc total, le monde s’est effondré.

Mais je suis une battante, je ne comptais pas me laisser faire ! J’ai suivi le protocole imposé qui s’est déroulé de la façon suivante :

J’ai été opérée, juste pour enlever la boule, puisque le diagnostic avait été vraiment précoce.

Je n’ai donc pas de grosse atteinte physique, pas eu d’ablation totale du sein, et donc moins de séquelles psychologiques.

Juste après l’opération, j’ai suivi une chimiothérapie, une fois par mois, pendant 6 mois.

J’ai perdu mes cheveux, dû mettre une perruque. J’étais malade pendant une semaine après chaque séance, mais heureusement, j’avais de l’aide de ma maman.

Ensuite, j’ai eu une radiothérapie 3-4 fois par semaine pendant 5 mois.


Mon oncolongue m’a encouragée, elle était positive, ce qui m’a aidé. Elle m’a dit que j’avais traversé cette période en grande dame !


Et enfin, j’ai eu 5 ans d’hormonothérapie. Elle s’est terminée fin 2020.

Je continue à avoir des bilans complets annuels, notamment une mammographie.


Mesdames, après avoir traversé tout cela, encore une fois en ayant été diagnostiquée de façon vraiment précoce, je ne peux que vous rappeler l’importance de faire un bilan témoin avant 40 ans, et d’être suivie annuellement par un gynécologue.

Enfin, si malgré tout, vous êtes atteinte du cancer du sein, surtout ne rien lâcher, décider de gagner, d’avoir le moral, et d’accepter le soutien de son entourage pour ne pas se renfermer dans sa maladie."




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